Emailing e-commerce : les 3 séquences à lancer et le consentement
Publié le 9 octobre 2026 · 8 min de lecture
Les trois séquences à installer en premier
Une séquence est une suite de courriers qui partent seuls, déclenchés par un geste du client. On en écrit une fois, et elle travaille ensuite sans y toucher. Pour une boutique qui démarre l'emailing, trois séquences suffisent, et il vaut mieux les faire bien que d'en lancer dix.
- La bienvenue : un premier courrier à la personne qui vient de s'inscrire. Il présente la boutique, dit à quoi s'attendre, et renvoie vers les produits les plus demandés.
- Le panier laissé en route : un rappel à celui qui a choisi des produits sans finir sa commande, avec les produits concernés.
- L'après-achat : un remerciement après la commande, des conseils d'utilisation, et une demande d'avis quand le colis est arrivé.
Ces trois séquences s'adressent à des personnes qui connaissent déjà votre boutique. C'est ce qui les distingue d'une newsletter envoyée à une liste froide.
Ce que dit la CNIL, pour vos clients en France
Pour la publicité par courrier électronique, la CNIL indique qu'il faut obtenir le consentement préalable de la personne. Ce consentement doit être libre, spécifique, éclairé et univoque. Il ne peut pas être déduit de l'acceptation des conditions générales de vente, ni résulter d'une case pré-cochée : la CNIL recommande une case que la personne coche elle-même.
Il existe une exception : le recueil du consentement n'est pas nécessaire pour solliciter ses clients sur des produits et services analogues à ceux qu'ils ont déjà achetés. Même dans ce cas, le client doit pouvoir s'opposer de manière simple et gratuite, à chaque envoi.
En Belgique, la règle est du même ordre
Selon une analyse du cabinet Timelex, le droit belge interdit la publicité par courrier électronique sans le consentement préalable, libre, spécifique et éclairé du destinataire (article XII.13 du Code de droit économique). C'est à l'expéditeur de prouver que ce consentement a été obtenu.
Le cabinet Lexgo décrit aussi une exception pour les clients, qui suppose trois conditions réunies : les coordonnées ont été obtenues auprès du client lors d'une vente, elles servent uniquement à promouvoir des produits ou services similaires de la même entreprise, et le client a pu s'opposer gratuitement et facilement dès la collecte.
Ces règles évoluent : vérifiez le texte en vigueur avant de bâtir votre procédure, ou demandez conseil à un juriste.
Ce que cela change dans votre boutique
- Une case d'inscription à la newsletter, non pré-cochée, distincte de l'acceptation des conditions de vente.
- Un lien de désabonnement visible dans chaque courrier.
- La date et la source de chaque inscription, conservées : c'est votre preuve.
- Aucune liste achetée ni récupérée ailleurs : une personne qui ne vous a rien demandé ne reçoit rien.
Ces réglages se font dans l'outil d'emailing et dans le formulaire d'inscription de la boutique. Ils se mettent en place une fois, avant le premier envoi.
Quel outil choisir ?
Shopify propose son propre outil, et des solutions spécialisées comme Klaviyo existent. Le bon choix dépend de la taille de votre liste et du nombre de séquences que vous voulez. Avec un outil du marché, son abonnement est payé à l'éditeur, en plus du travail de mise en place. Chez AKHY Concept, l'envoi est compris dans l'abonnement emailing : il n'y a pas d'outil à payer en plus.
Dans tous les cas, commencez petit : trois séquences bien écrites, un formulaire conforme, et un point chaque mois sur ce qui a fonctionné.
Questions fréquentes
Peut-on envoyer un courrier de prospection à ses clients sans leur accord ?
Selon la CNIL, oui pour des produits ou services analogues à ceux qu'ils ont déjà achetés, à condition qu'ils puissent s'opposer simplement et gratuitement à chaque envoi. Pour tout le reste, le consentement préalable est la règle.
Une case pré-cochée suffit-elle ?
Non. La CNIL précise que le consentement ne peut pas résulter d'une case pré-cochée ni de l'acceptation des conditions générales de vente. La personne doit accomplir elle-même un geste positif.
La règle est-elle la même en Belgique et en France ?
Elle est du même ordre : consentement préalable en principe, exception limitée pour les clients. Les textes et leur application diffèrent, et la Belgique est en train de mettre à jour sa recommandation sur le marketing direct. Vérifiez la règle du pays de vos clients.
Par quelle séquence commencer ?
Par la bienvenue : elle s'adresse à des personnes qui viennent de vous donner leur accord, donc sans ambiguïté. Le panier laissé en route et l'après-achat viennent ensuite.